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«Le rôle des ingénieurs dans les ONGs et la coopération au développement» ouvre la quinzaine Campus Plein Sud
Ce lundi 22 février 2010, l’auditoire Jean Guillisen de l’ULB a accueilli un public jeune pour le premier des cours ouverts organisés dans le cadre de Campus Plein Sud. Ir Hülya Altinok, de l’ONG Ingénieurs Sans Frontières (IsF), et Ir Cédric Boey, de la Cellule de Coopération au Développement de Polytechnique de l’ULB (Codepo), ont exposé le rôle des ingénieurs dans les pays en voie de développement à travers le cours ouvert intitulé « Le rôle des ingénieurs dans les ONG et la coopération au développement ». Les deux intervenants ont axé leur discours sur la sensibilisation des jeunes ingénieurs aux problèmes de développement dans les pays du Sud et ont insisté sur l’enrichissement personnel que peut apporter un stage et la mise sur pied d’un projet d’ingénierie.
Selon Ir Hülya Altinok, les principaux objectifs d’IsF sont de mettre la technologie au service de l’homme et d’apporter un appui aux populations des pays en voie de développement. Elle a illustré ses dires par l’exposé d’un projet développé à Kinshasa, en RDC : le développement d’une filière de recyclage de déchets plastiques. Ce pays est dépourvu de tout système de récolte de déchets, engendrant la pollution des nappes aquifères, terres agricoles et lacs, des inondations et de fortes odeurs. Dans le cadre de ce projet, IsF veut utiliser des technologies locales et appropriées, créer des emplois, améliorer la situation écologique, économique et sociale de ces régions, et enfin, sensibiliser les ONG locales à l’utilité de ce type d’initiatives.
Ir Cédric Boey a poursuivi en présentant la Codepo et ses principaux objectifs. La cellule de coopération au développement est une interface entre la faculté, les étudiants et les différents intervenants de la coopération. Son principal objectif est de répondre à une demande émanant des populations du Sud et de leur apporter une expertise technique et scientifique. La cellule vise également à sensibiliser les étudiants à l’utilité de participer à des projets dans ces pays. À l’instar de Ir Hülya Altinok, Ir Cédric Boey a choisi d’illustrer son exposé par un exemple de projet développé au Burkina Faso : un extracteur d’huiles essentielles. Il a insisté sur le fait que ce type de projets doit être conçu de manière simple, écologique, et surtout, via les moyens locaux, le but étant que ces populations puissent, par la suite, réutiliser ces techniques elles-mêmes.
Les deux orateurs ont souligné l’importance du concept de partage. En effet, le but ultime de ces initiatives est pédagogique, puisqu’elles aspirent à ce que les pays du Sud apprennent à développer leurs propres technologies, avec les moyens présents sur leurs terres, et devenir complètement autonomes.
Pour plus d’informations concernant le champ d’action d’IsF : http://www.isf-iai.be/
Si vous êtes intéressé par les projets de la Codepo : http://codepo.ulb.ac.be/
Gaëlle Colling